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Codage au format Flash Video


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Contrôle en amont de votre vidéo

Avant de créer le fichier FLV, vous devez avoir un plan d’action. Vous ne pouvez pas vous contenter d’encoder une vidéo en plein écran et vous attendre à ce que les utilisateurs s’émerveillent de vos prouesses techniques. C’est vous qui serez surpris de la vitesse à laquelle les utilisateurs quittent la page.

Le problème principal est la bande passante du côté utilisateur. C’est un fait : il existe encore une fracture au niveau du débit Internet. Si vous habitez dans une zone urbaine importante, il est fort probable que vous avez accès à une connexion Internet haut débit, via le câble ou l’ADSL. En revanche, si vous vous trouvez dans une zone rurale, vous disposez certainement d’une connexion à faible débit. Si vous ciblez une audience majoritairement urbaine, une vidéo aux dimensions physiques de 320 × 240 fonctionnera. Cette même vidéo fonctionnera moins bien sur une liaison à faible débit. Pour une connexion par modem à numérotation, une vidéo de 120 x 90 sera votre maximum.

Si vous ne connaissez pas les dimensions physiques à utiliser, suivez les conseils suivants :

  • Lecture depuis un disque dur ou un CD : 640 × 480
  • Internet haut débit : 320 × 240 ou 240 × 180
  • Modem à numérotation : 120 × 90

Remarque : les fichiers de taille VGA, c’est à dire 640 × 480 fonctionnent en principe correctement avec des débits respectables, mais un paramétrage précis est nécessaire. Les vidéos qui montrent simplement le visage d’une personne parlant sur un arrière-plan fixe ou qui contiennent très peu d’action s’adaptent le mieux à cette conversion.

Remarque : cet article concerne uniquement la création de fichiers FLV pour une lecture avec le lecteur Flash Player. Nous ne traitons pas de la prise en charge récente de la vidéo au format H.264 par le lecteur. Pour une présentation détaillée de ce sujet, consultez l’article de David Hassoun (en anglais) intitulé Exploring Flash Player support for high-definition H.264 video and AAC audio*.

L’étape suivante dans le processus de contrôle en amont de votre vidéo consiste à visionner la vidéo. Ouvrez la vidéo dans QuickTime ou le Lecteur Windows Media, installez-vous confortablement et regardez. En fait, regardez-la deux fois. La première lecture permet d’apprécier la vidéo purement et simplement. A la deuxième lecture, faites particulièrement attention à l’action dans la vidéo, à la qualité de l’image, aux couleurs et au son. Tous ces facteurs ont un impact considérable sur la compression finale effectuée dans Flash 8 Video Encoder.

A présent que vous savez ce que contient la vidéo, notez la longueur, les dimensions, la cadence et les codecs vidéo et audio qui ont été utilisés pour créer la vidéo. Pour rechercher ces paramètres dans le Lecteur Windows Media, choisissez Fichier > Propriétés (figure 1) ; pour rechercher ces paramètres dans QuickTime, choisissez Fenêtre > Afficher les infos de la séquence (figure 2).

Lecteur Windows Media

Figure 1 : le Lecteur Windows Media fournit de nombreuses informations à utiliser lors de la création du fichier FLV.

 

Quicktime

Figure 2 : Dans QuickTime, choisissez Fenêtre > Afficher les infos de la séquence pour consulter les propriétés de la vidéo.

Les dimensions et la cadence de la vidéo sont les critères les plus importants. Si vous envisagez de créer un fichier FLV plus volumineux que la vidéo originale, vous risquez de rencontrer des problèmes de qualité. Le redimensionnement d’une vidéo à une taille supérieure a le même effet que le redimensionnement d’une image Adobe Photoshop®. Ce sont les pixels qui sont grossis, ce qui nuit à la qualité de l’image. Examinez également le format. Le format d’une vidéo standard est 4:3. Si vous modifiez le format d’une vidéo, vous risquez de créer des distorsions.

L’histoire suivante illustre ce dernier point : il y a quelques mois, un utilisateur nous a contacté en nous accusant de diffuser des informations fallacieuses. Ses vidéos, d’après lui, ne fonctionnaient pas. En fait, elles subissaient des distorsions, alors qu’il utilisait un format 4:3. Les dimensions de la vidéo sur laquelle nous nous sommes penchés étaient 200 × 177. Pour qu’une vidéo soit diffusée parfaitement à chaque lecture, respectez les tailles mentionnées précédemment.

Ensuite, nous devons examiner la cadence. Les magnétoscopes professionnels et de nombreux caméscopes enregistrent et lisent la vidéo à une cadence de 25 images par seconde, conformément au format standard PAL. La norme de diffusion NTSC, couramment utilisée aux Etats-Unis, respecte quant à elle une cadence de 29,97 images par seconde. Aucune de ces cadences ne convient pour de la vidéo Flash. Une cadence de 25 ou 30 images par seconde est trop élevée pour un lecteur Flash. Pour une vidéo enregistrée à 29,97 ou 30 images par seconde, utilisez une cadence de 15 images par seconde lorsque vous créez le fichier FLV. Pour les vidéos conformes à la norme PAL, une cadence de 12 images par seconde est recommandée. Faites preuve de discernement : si la vidéo comporte de nombreuses accélérations et transitions, une cadence plus élevée sera plus appropriée. Dans ce cas, vous devez rechercher d’autres moyens d’optimisation, par exemple en réduisant la taille du fichier vidéo ou en diminuant le débit.

Si vous utilisez une vidéo de 640 × 480 par exemple ou plus grande, réduire la cadence permettra d’assouplir la lecture. L’un des auteurs crée de nombreux didacticiels vidéo. Ces didacticiels sont des enregistrements d’écrans QuickTime accompagnés d’audio, au format FLV, c’est à dire en 800 x 600. Dans ce cas, l’auteur essaie de minimiser les mouvements sur la vidéo (mouvements de la souris, panoramiques, zooms) et produit le fichier FLV à une cadence de 10 images par seconde.

Enfin, la plupart des codecs vidéo sont de type « avec perte », y compris le format DV et les codecs en ligne les plus utilisés, comme MPEG 4, H.264 et AVI. Cela signifie que des données sont perdues lorsque vous compressez la vidéo pour réduire la taille du fichier. Lorsque vous créez le fichier FLV, vous compressez davantage une vidéo déjà compressée. Cela revient à appliquer une compression JPEG à une image JPEG dans Photoshop ou Fireworks®. Le résultat final produit une vidéo un peu floue. Ces vidéos limpides que vous pouvez consulter sur certains sites ont sans aucun doute été tournées avec du matériel professionnel, puis numérisées à l’aide d’un codec sans perte avant d’être encodées dans Flash CS3 Video Encoder. Avec Mac OS, les codecs sans perte les plus utilisés sont les codecs QuickTime Video et Animation d’Apple, et, pour Windows, le format AVI non compressé. Utilisez ces codecs lorsque vous modifiez ou composez votre film avant d’encoder au format FLV, afin que vous puissiez encoder une version finale aplatie de haute qualité au format FLV et que vous évitiez les encodages successifs susceptibles de nuire rapidement à la qualité. Votre principal souci est la taille du fichier FLV final, et non celle du fichier vidéo.

Si une société tierce vous fournit votre vidéo, demandez-lui d’appliquer un codec sans perte. Si vous utilisez Adobe After Effects®, Adobe Premiere® Pro ou même Final Cut Pro pour créer ou nettoyer la vidéo, nos recommandations sont les suivantes : Créez une vidéo QuickTime à l’aide du codec Video ou Animation ou, si la vidéo comporte une couche alpha, à l’aide du codec Animation, en définissant la profondeur d’échantillonnage sur Millions +. Lorsqu’il s’agit de vidéos, nous avons remarqué que le format QuickTime produit des résultats bien supérieurs aux formats WMV et AVI.

Ne vous laissez pas tenter par le fait d’exporter la vidéo directement au format FLV à partir d’une application de montage vidéo. L’un des problèmes souvent rencontrés lors de l’exportation d’un métrage vidéo numérique (DV) directement depuis une application de montage vidéo est l’entrelacement, à savoir le partage de chaque image vidéo en deux trames indépendantes (avec lignes de pixels alternées), qui ruine l’encodage et génère des fichiers volumineux. Vous devez toujours produire une version non entrelacée (progressive) de votre vidéo avant de l’encoder au format FLV. Ainsi, vous éliminez les flous que peut générer l’entrelacement lors de la lecture sur les ordinateurs de bureau, les ordinateurs de poche et les téléphones (affichant en règle générale les vidéos sous la forme d’images progressives).

La décision finale de contrôle en amont consiste à cibler une version Flash Player. Bien que Flash Player 8 et maintenant Flash Player 9 connaissent un franc succès auprès du public, Flash Player 6 et Flash Player 7 restent utilisés par un plus grand nombre d’utilisateurs. N’oubliez pas non plus que de nombreux utilisateurs visualiseront votre travail au sein d’un réseau d’entreprise. Généralement, les services informatiques des entreprises sont plutôt lents à adopter les nouvelles versions Flash Player 8 ou Flash Player 9. Ils obéissent souvent à des règles assez contraignantes en matière d’installation de logiciels, même pour les modules externes de navigateurs Web, sur les ordinateurs qui sont la propriété de l’entreprise. Si votre public est principalement constitué de salariés d’entreprise, il est préférable d’utiliser Flash Player 6 ou Flash Player 7.

Le choix de la version Flash Player a un impact considérable sur la conception des projets et le codec que vous pouvez utiliser. Si vous envisagez d’utiliser Flash Player 8 ou Flash Player 9, vous pouvez :

  • Utiliser le codec On2 VP6.
  • Encoder et déployer une vidéo comportant une couche alpha.
  • Utilisez le composant FLVPlayback et les apparences que propose Flash Professional CS3.
  • Utilisez les composants d’interface utilisateur personnalisés FLVPlayback de Flash Professional CS3.
  • Ajoutez le composant FLVPlaybackCaptioning.

Si vous envisagez d’utiliser Flash Player 6 ou Flash Player 7, vous pouvez :

  • Utiliser le codec Sorenson Spark.
  • Utiliser les composants Media de Flash Player 6 et 7.