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Section Print - Reportages
Benoît Duché - Libre parcours
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Les études peuvent mener à tout, à condition d’en sortir, dit-on. Benoît Duché en est la vivante preuve par l’exemple.

Par Antoine Mantegna

Il commence sagement son existence professionnelle par des études de marketing et de finance à l’Institut supérieur de gestion ; études qu’il complète consciencieusement en 1973 aux États-Unis et en Angleterre. Il entre alors à la Secodip, en tant que chargé d’études de marché, où ses clients s’appellent Martini & Rossi, Belin-Nabisco, Moët & Chandon, Motta, etc. Puis il fait un passage dans une agence de publi-promotion.

Mais ce n’est pas le grand amour : « Je m’y suis copieusement rasé » confie-t-il. Un ami rencontré à une finale de Rolland-Garros (« ce n’était pas encore l’usine médiatique que c’est devenu aujourd’hui ! ») l’aiguille sur Lanvin qui est à la recherche de « quelqu’un » pour prendre la direction de la filiale de New York. L’aventure le séduit, il boucle rapidement ses activités parisiennes et atterrit, quelque temps après, à Kennedy Airport en pleine tempête de neige... La cité n’est pas tendre pour les nouveaux arrivants et il éprouve très vite une forte envie de rentrer. Il succombe pourtant, « comme tout le monde, » à la magie de cette « ville fascinante. » On l’y retrouve, comblé, quatre ans après : « j’avais atteint tous mes objectifs. J’avais 31 ans, une maison avec piscine et tennis à Easthampton, le quartier chic au bout de Long Island. »

Benoît éprouve pourtant, cette fois encore, un sentiment de vide persistant. Il donne sa démission, crée dans la foulée, « pour se donner bonne conscience, » une société de conseil international s’adressant aux entreprises de produits de luxe européennes et sud-américaines. Mais surtout, pendant un an et demi, il entreprend l’exploration des arts tels qu’ils se pratiquent à New York : il prend des cours de peinture avec un professeur de l’Oklahoma, des cours de chant avec un enseignant de la Julliard School, des cours de saxo « puis de flûte, à cause des voisins » et des cours de danse moderne avec Alvin Alley ! Notre homme sent cependant que son « époque » new yorkaise touche à sa fin.

Internet et l’aquarelle, un mariage que Benoît Duché a su mener à bien lorsqu’il a créé le site de l’éducation préventive contre la drogue et le sida pour l’Unesco.
Ci-dessous, le logo remanié par Benoît pour l’occasion.
Il revient donc à Paris tout en continuant ses activités de conseil. Il coordonne plusieurs projets internationaux dans le cadre d’actions humanitaires soutenues par l’O.N.U. et l’Unesco (Million Minutes of Peace Appeal, Global Cooperation for a Better World - 1986 à 1989). En 1987, Benoît Duché fonde la société Offpage, un institut de formation professionnelle et de création graphique où il exerce les activités de gérant, formateur, maquettiste, rédacteur et aquarelliste...
Une aquarelle très « Zen »...
à l’image de son auteur.

À gauche, insérée dans le texte, la couverture du livre « Jardins intérieurs », pour lequel Benoît Duché a créé la mise en pages, les illustrations et co-écrit le texte..

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