
La marque, elle, passe au second plan.
"Le placement de produits dans un film comme Austin Powers, c'est bien évidemment une forme de divertissement de marque", précise Rainer Ziehm de leftchannel. Mais il existe également un travail d'une toute autre facture, nettement plus sophistiqué et amusant, que l'on nomme divertissement de marque. Les courts métrages créatifs, produits par des sociétés avant-gardistes (et, dans certains cas, par leurs clients), fleurissent sur le web, alors même que les enseignes qu'il s'agit de promouvoir se font étonnamment discrètes.
"Le divertissement de marque offre aux experts en marketing le moyen d'emprunter la voie rapide, de s'élever au-dessus de la mêlée de commerciaux et de jouer les mécènes", explique Justin Cone, responsable de Motionographer.com. "Si la valorisation de la marque devient trop visible, cela se retourne contre l'enseigne qui passe alors pour le méchant marionnettiste."