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En fait, tous les papiers peints de la gamme Exposif sont uniques en leur genre, ce qui nous amène à évoquer le désir de personnalisation généré par la technologie numérique. "Les papiers peints Exposif procèdent d'une quête obsessionnelle de personnalisation", admet Max Akkerman. "À l'heure actuelle, la personnalisation est omniprésente — de l'automobile à la micro-informatique, et la gamme Exposif entend personnaliser l'espace."

Une chose est sûre : ces papiers peints ne font pas tapisserie. Leur richesse graphique sublime leur interaction avec l'environnement jusqu'à le métamorphoser totalement. De l'aveu de Max Akkerman, "cette collection reflète l'évolution de la décoration intérieure qui, au lieu d'exploiter le papier peint comme toile de fond, l'utilise comme accessoire. L'environnement dans lequel il est posé est donc crucial pour l'effet qu'il produit."

RÉINCARNATIONS FUTURES

Le support imprimé a survécu — et survivra éternellement. Mieux : après plusieurs siècles, il a toujours plus d'un tour dans son sac. Quant aux nouvelles techniques et aux nouveaux outils numériques, ils ne feront que décupler son potentiel. Interactivité, facéties contextuelles, nouvelles technologies d'impression, perfectionnement incessant des outils numériques — autant de facteurs qui permettront au support imprimé de demeurer à l'avant-garde.

"Après autant d'années à produire des supports imprimés somme toute analogues", conclut Dörte Spengler-Ahrens, "nous apprenons enfin aujourd'hui à communiquer autrement."

Kevin Peaslee est responsable de création chez Axis41 mais aussi un écrivain possédant plus de vingt années d'expérience.

Kiko Farkas : un tempo endiablé
Kiko Farkas, le graphiste à qui nous avons confié l'illustration de ce numéro, a créé pour l'Orchestre symphonique de São Paulo une série d'affiches qui restituent graphiquement la richesse harmonique, tonale, dynamique et rythmique des œuvres musicales.
Son seul talent de designer n'a hélas pas suffi à lever tous les obstacles. Sur une seule saison philharmonique, Kiko Farkas a créé plus de 67 affiches en l'espace de quelques mois — soit à peine moins que le nombre total de réalisations, puisque chaque affiche n'était tirée qu'en deux ou trois exemplaires pour la célèbre salle de concert Sala São Paulo.
Évidemment, le calendrier de production était incroyablement serré. Chaque vendredi, un nouveau dessin pour le concert de la semaine suivante était envoyé par courrier électronique ou transféré via FTP à l'atelier de flashage, qui en réalisait le tirage numérique sur imprimante Lambda grand format. Le lundi suivant, l'affiche finalisée réintégrait le studio de Kiko Farkas. Ces délais impossibles constituaient, selon ce dernier, un véritable avantage artistique. "Ce processus ininterrompu laissant très peu de temps à l'analyse critique, augmentait notre nervosité, nous plongeant en permanence dans un état de vigilance créatrice."