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Les compositions précises de Scott Robertson sont généralement précédées d'esquisses au feutre.
LE VISIONNAIRE
Selon Scott Robertson, la mission du graphiste conceptuel consiste à "montrer des choses et des lieux inconnus". Et il parle en connaissance de cause. Il travaille pour des clients aussi inventifs que le fabricant de vélos Kestrel et aussi omniprésents qu'Universal Studios, et a pour habitude, depuis plus de 17 ans, d'exprimer sa créativité au travers de dessins industriels et conceptuels.

Si ses œuvres sont parfois le fruit de son imagination débordante, elles répondent, la plupart du temps, à un besoin bien précis du client — comme les cartes à collectionner qu'il a récemment créées pour le jeu Swypeout Online Battle Racing. Ces cartes représentent des bolides phantasmagoriques vrombissant sur l'asphalte dans des nuages de fumée aux couleurs métallisées, comme s'ils surgissaient des rêves d'un garçon de 9 ans. Ce qui est le cas. Des maquettes de véhicules, toutes différentes en termes d'empattement, de largeur et de hauteur, ont été montrées à plusieurs groupes d'enfants. "Ils nous ont indiqué celles qui leur plaisaient le plus", précise Scott Robertson, qui a tenu compte de leur opinion. En savoir plus sur la création des bolides.

Il faut également obtenir l'approbation du public ciblé et respecter des paramètres très précis — notamment pour les projets de conception industrielle, généralement soumis à des impératifs techniques et fonctionnels stricts. Entre les contraintes du projet et les possibilités de création, Scott Robertson parvient souvent à trouver le juste milieu. "À partir du moment où vous maîtrisez les paramètres d'un projet, il n'y a plus de problème", poursuit-il. "Vous savez exactement jusqu'où vous pouvez aller."

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L'imagination peut prendre différentes formes, comme on peut le voir dans les paysages chimériques du graphiste conceptuel Scott Robertson. Ou dans la démarche radicale qui sous-tend les travaux "classiques" de l'illustrateur architectural Robert Frank. Ou encore dans la complexité des rendus d'éclairage paysager de George Gruel. Elle s'affirme aussi dans les images scientifiques hyperréalistes signées Nicole Ottawa et Oliver Meckes.

Bien qu'ils aient chacun leur propre style, ces artistes ont une passion en commun : l'innovation. Ils s'amusent avec les supports, les procédés et les techniques, bref avec l'art. Cette démarche empirique leur a permis de développer leur sens artistique — et de se familiariser avec les techniques d'imagerie numérique.