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Initiative antipiratage Adobe

Le piratage dans l'actualité

Informer les entreprises sur les risques encourus en matière de piratage de logiciels : la Business Software Alliance entre en campagne à Marseille

Paris, le 12 Octobre 2011 — La Business Software Alliance (BSA), principale organisation représentant les intérêts de l'industrie du logiciel et consacrée à la promotion de la légalité et de la sécurité de l'environnement numérique, annonce sa toute nouvelle campagne d'envergure en France afin de combattre le piratage de logiciel. Menée exclusivement dans la région de Marseille, cette communication a démarré le 3 octobre et se poursuivra jusqu'au 24 octobre ; elle a pour objectif d'une part, d'accentuer la prise de conscience quant aux risques et peines encourus en cas d'utilisation de logiciels sans licence et d'autre part, d'inciter les individus à se référer à la BSA pour signaler tout abus ou simplement s'informer.

Michael Weber, Président de la BSA en France, souligne l'aspect crucial de ce dossier: « Selon la dernière étude sur le piratage de logiciel menée conjointement par la BSA et par IDC en 2010, 39% des logiciels installés en France sont d'origine illégale, c'est à dire piratés, représentant une valeur commerciale de quelque 1,9 milliard d'Euros ! Cela signifie qu'en termes de « parc » de logiciels piratés, la France arrive en tête des 20 pays d'Europe de l'Ouest et même des 27 de l'Union Européenne ! Notre but avec cette campagne est donc d'accroître la sensibilisation d'un public professionnel à Marseille aussi bien que dans le reste du pays à propos des risques encourus en cas d'utilisation de logiciels piratés ; il s'agit de leur faire prendre conscience du préjudice individuel et collectif causé par le piratage, et ainsi de les encourager à entrer en contact avec la BSA pour signaler les cas de piratage. »

L'entreprise dont la fraude au logiciel est avérée, doit, pour se mettre en conformité, s'acquitter à la fois de dédommagements mais aussi débourser les sommes nécessaires à l'acquisition de licences logicielles authentiques. Cependant, la dépense réelle de l'entreprise doit également tenir compte d'autres « coûts », tels que l'impact sur sa trésorerie, les dégâts en termes d'image et de réputation, la perte de temps et donc le manque à gagner généré par cet épisode, sans omettre les pertes pour l'économie locale ; le tout résultant, qui plus est, de licences logicielles piratées qui comportent bien souvent des virus et autres malwares !

Jacques Pfister, Président de la CCI Marseille Provence, confirme le danger représenté et déclare pour sa part : « Légitime et d'actualité, la campagne de communication de la BSA vient appuyer notre mission qui depuis toujours est de contribuer au développement économique de la région Marseille-Provence. Or le piratage de logiciels met en péril les activités et donc la pérennité des entreprises. C'est pourquoi informer les entreprises des risques et peines encourus en matière de piratage de logiciels est une démarche que la CCI Marseille-Provence soutient pleinement. » Cette campagne vient renforcer le plan d'action mis en place par la BSA pour lutter contre le piratage, en cohérence avec la volonté du gouvernement de renforcer la lutte contre la contrefaçon. Elle témoigne de l'engagement pris auprès des professionnels du logiciel : celui de protéger les droits des éditeurs de logiciels et informer les entreprises sur les risques de pertes de données, de virus et de tout autre risqué lié à l'utilisation de logiciels copiés ou dépourvus de licence.

Poster

« Logiciels piratés, nouveaux amis assurés ! » Le ton de la campagne se veut décalé et percutant. Diffusée en presse écrite, elle donne également lieu à une campagne d'affichage dans le métro et sur les abribus. 35 000 flyers vont également être distribués dans les rues de Marseille et de sa région.
A cet effet, BSA met à disposition des utilisateurs deux outils permettant de signaler de façon anonyme à l'association tout cas de piratage :
- un site internet : www.soft-legal.com
- un numéro vert : 0825 620 660

La France perd 4 places au classement mondial de la compétitivité dans les technologies de l'information

Se classant désormais au 21ème rang sur l'échiquier mondial et au 11ème des pays européens, la France est en perte de vitesse par rapport à l'édition 2009 de l'étude réalisée par the Economist Intelligence Unit. Celle-ci confirme certains leviers de croissance du numérique en France avec notamment un nécessaire renforcement de la R&D et un soutien accru à l'écosystème du logiciel, donnant ainsi une résonnance particulière au développement de l'économie numérique souhaité et mis en place par le gouvernement dans le cadre de ses « investissements d'avenir ».

Paris, le 27 septembre 2011 — Dans son édition 2011 de l'Index mondial de la compétitivité dans les technologies de l'information de The Economist Intelligence Unit, la Business Software Alliance (BSA) révèle que la France n'arrive plus que 21ème et perd quatre places par rapport à 2009, sa progression étant plus lente que plusieurs autres pays plus compétitifs qu'elle dans le domaine des technologies de l'information. <0}{0><}0{>Pour sa quatrième édition depuis 2007, le classement analyse la situation de 66 pays sur la base de 5 leviers de compétitivité reflétant les bases essentielles de l'innovation informatique : la conjoncture économique, l'infrastructure informatique, les ressources humaines, l'environnement de recherche et développement (R&D), l'environnement juridique et les aides publiques au développement du secteur informatique.

Tandis que les Etats-Unis restent la nation la plus compétitive au monde, la Finlande arrive en première position des pays européens ;laFrance occupe quant à elle une modeste 11ème place en Europe et n'a progressé qu'au niveau de l'infrastructure informatique (+3 places) et de l'environnement juridique (+1). Le pays perd des places dans les autres catégories comme l'environnement de R&D (-3), les ressources humaines (-2) et le soutien au développement du secteur informatique (-1).

Les premières places du classement 2011 mettent à l'honneur les Etats-Unis, la Finlande, Singapour, la Suède et le Royaume-Uni.

Détail des résultats de la France à l'index 2011 de la compétitivité dans les technologies de l'information

« Même si elle maintient de bons scores dans tous les domaines, la France chute à la 21ème place de l'index mondial 2011 de la compétitivité dans les technologies de l'information, derrière l'Allemagne et la Grande Bretagne », déclare Jean-Sébastien Mariez, avocat du Comité français de la BSA en France. « Malgré un score global en légère hausse par rapport à 2009 (59,3 points contre 59,2), l'hexagone affiche une progression moins nette que certains autres pays du haut du tableau, et se trouve ralenti par de moins bons résultats dans les domaines de la R&D, du soutien au secteur informatique et, des ressources humaines notamment. L'Index 2011 révèle également des difficultés au niveau de la conjoncture économique française, en termes d'ouverture aux investissements étrangers, de réglementations gouvernementales de la simplicité de concession de licences, de régime fiscal et de sur-réglementation du marché du travail. En fin de compte, la France est en retard vis-à-vis de ses principaux partenaires européens », explique-t-il.

« Alors que l'économie mondiale entame sa reprise, il est plus important que jamais pour les gouvernements d'adopter une vision à long terme du développement et de la valorisation du secteur informatique et du numérique dans sa globalité », poursuit Me Mariez. « L'industrie du numérique doit s'inscrire au plan des priorités de nos décideurs. A défaut, le risque est de creuser les retards davantage encore ! Il est essentiel de prendre comme perspective le moyen terme et d'investir en conséquence pour améliorer significativement la compétitivité numérique du pays. Ainsi, les appels à candidature émis par le gouvernement en 2011 dans le cadre du développement de l'économie numérique à travers les investissements d'avenir, qu'il s'agisse de projets de cloud computing, d'e-éducation, d'e-santé, de logiciel embarqué ou de sécurité des réseaux, vont-ils dans le bon sens. Ils devraient permettre à la France de progresser pour retrouver, à terme, une posture plus conforme à ses ambitions et à son statut de puissance économique de premier plan. »

Tendances à la hausse concernant l'infrastructure informatique et l'environnement juridique

A l'inverse de ses voisins allemands et britanniques, la France affiche une forte progression sur ce terrain par rapport à 2009, gagnant 3 places pour occuper le 16ème rang. La France gagne du terrain sur le marché du haut débit avec un tiers de sa population qui dispose à présent d'une telle connexion.

Simultanément, la France s'améliore légèrement dans la catégorie de l'environnement légal depuis 2009 (classement et score), notamment en raison de sa ratification en 2009 des Traités de l'OMPI sur le droit d'auteur (WCT) et sur les interprétations et exécutions et les phonogrammes (WPPT). Le pays obtient également une évaluation globale positive dans les domaines de la signature électronique, de la confidentialité des données et de la législation sur la cybercriminalité. En la matière, la France rejoint la Norvège à la 11ème position du classement.

Tendances à la baisse dans les catégories des Ressources Humaines, de l'environnement R&D et du soutien au secteur informatique

Parmi les principales causes de la baisse de performance de la France en 2011 (classement et score), citons le déclin des recrutements de diplômés de l'enseignement supérieur et des filières scientifiques et techniques. Le nombre de postes dans l'informatique est relativement stable depuis 2009. Notons toutefois que, pour une population comparable, la France propose nettement moins de postes dans l'informatique que sur des marchés similaires tels que le Royaume-Uni.

Au niveau R&D, malgré ses améliorations dans tous les domaines de la catégorie, la France perd 3 places pour se classer au 19ème rang ; un paradoxe qui s'explique par la progression plus rapide enregistrée par des pays tels que le Danemark, la Suisse ou l'Autriche. Les secteurs public et privé ont investi davantage dans la R&D ces dernières années et le nombre de brevets informatiques est en légère augmentation, ce qui démontre une intensification en termes d'innovation de la part des entreprises IT françaises ou une plus grande motivation à protéger leurs innovations.

En dépit d'un accueil favorable concernant sa stratégie de « e-gouvernement », on note un déclin de la performance (classement et score) de la France dans le soutien au secteur informatique, principalement du à la chute de 2 indicateurs : l'accès aux investissements et les achats informatiques publics.

Résultats de l'Index mondial 2011 de la compétitivité dans les technologies de l'information

L'Index de cette année montre que les pays ayant toujours affiché de bons résultats dans le domaine conservent leur position de domination comme si « l'avantage appelait l'avantage » ; ceux qui ont investi année après année pour poser des bases solides favorables à l'innovation technologique continuent à en récolter les fruits. Mais la scène mondiale devient de plus en plus concurrentielle surtout que de nouveaux venus, des économies en développement particulièrement, s'efforcent d'aligner leur jeu sur ceux des leaders historiques.

Les pays qui affichent les plus fortes progressions par rapport à l'édition 2009 de l'Index sont la Malaisie, qui gagne 11 places au classement général du fait de l'intensification de ses efforts de recherche et développement, et l'Inde, qui avance également de 10 places grâce à son environnement robuste de R&D et au dynamisme de son capital humain. D'autres pays, comme Singapour, le Mexique, l'Autriche, l'Allemagne et la Pologne, améliorent nettement leur compétitivité cette année avec de meilleurs résultats toutes catégories confondues.

Pour télécharger l'intégralité de l'Index mondial de la compétitivité dans les technologies de l'information, avec les tableaux interactifs des scores, des synthèses détaillées par pays, des études de cas et des entretiens vidéo avec des experts de l'informatique, rendez-vous sur le site de la BSA, à l'adresse www.bsa.org/globalindex.

Pour un renforcement de la protection de l'écosystème informatique français : le BSA et la FRP2i (Fédération des Revendeurs et Prestataires Informatiques Indépendants) s'associent dans la valorisation du logiciel et la lutte contre la contrefaçon

Paris, le 9 juin 2011 — le Comité France du BSA et la Fédération des Revendeurs et Prestataires Informatiques Indépendants (FRP2i) signent aujourd'hui une charte de partenariat afin d'unir leurs efforts pour lutter contre le piratage de logiciels en entreprise. Ce partenariat souligne le rôle essentiel des revendeurs et prestataires informatiques, directement impactés par le manque à gagner causé par l'utilisation de logiciels contrefaisants. Il vise à renforcer la protection de l'écosytème logiciel français vis-à-vis des phénomènes paracommerciaux de contrefaçon et à encourager le cercle vertueux permettant aux revendeurs attentifs au respect des droits de propriété intellectuelle de valoriser leur expertise des métiers de l'informatique.

Avec un taux de piratage de 39 % en 2010 , la France se situe parmi les pays d'Europe occidentale affichant le plus fort taux de piratage. Or, une étude d'IDC réalisée pour BSA démontre qu'une réduction du taux de piratage en France de 10 % en deux ans au lieu de quatre créerait 15 000 emplois et augmenterait les recettes fiscales de 37 %.

Cette charte BSA – FRP2i répond à une des préoccupations majeures du gouvernement en matière de lutte contre le piratage. BSA et la FRP2i mèneront ensemble des démarches, notamment auprès des pouvoirs publics locaux et nationaux afin de sensibiliser le public aux conséquences économiques néfastes de la contrefaçon de logiciels en termes d'emplois, d'investissements et de recettes fiscales. Au côté de ce type d'initiative responsable des acteurs d'un écosystème clef, l'engagement et le soutien des autorités est en effet une condition déterminante pour lutter contre le piratage, et démontre une volonté de préserver le vivier d'emplois et de croissance important que constitue la communauté des revendeurs et prestataires informatiques.

"Lutter contre la contrefaçon, c'est aussi une manière de stimuler l'économie, de lutter contre la crise et les pertes d'emplois. Au-delà de son impact significatif sur les éditeurs de logiciels, le piratage prive également les distributeurs locaux et les prestataires de services de sources de revenus importantes. En associant, à travers FRP2i, les revendeurs informatiques à notre démarche, nous souhaitons souligner que le piratage est un phénomène concret qui nuit directement à leurs activités et à leur développement », a déclaré Jean-Sébastien Mariez, porte-parole de BSA, en France.

Emmanuel André, président de FRP2I a ajouté « Des parts de marchés trop significatives sont aujourd'hui absorbées par la contrefaçon et viennent saper le développement des revendeurs et prestataires informatiques. Ce partenariat est une occasion unique de renforcer ensemble les moyens d'agir encore plus efficacement pour défendre les intérêts des revendeurs et au-delà le dynamisme et la performance du secteur des technologies en France »

Les deux associations uniront leurs efforts afin de promouvoir conjointement la lutte contre le piratage et des campagnes de prévention et d'information auprès de leurs membres respectifs et des entreprises ; ainsi que des actions de sensibilisation aux risques.

En complément de ce partenariat, BSA a mis en place, une hotline téléphonique – 0805 620 660 – pour signaler les abus d'utilisation de logiciels d'éditeurs membres de BSA qui sont installés ou utilisés sans licence ou en violation des règles de licence applicables.

A propos de BSA

Business Software Alliance (www.bsa.org) est une organisation mondialement reconnue, consacrée à la promotion d'un monde numérique légal et sûr. Elle est le porte-parole de l'industrie mondiale du logiciel et de ses partenaires constructeurs auprès des pouvoirs publics et sur le marché international. Ses adhérents représentent l'un des secteurs d'industrie qui connaissent la croissance la plus rapide dans le monde. Les campagnes de BSA soutiennent l'innovation technologique à travers des actions d'information en faveur de la protection de la propriété intellectuelle, de la cyber-sécurité, des échanges et du commerce électronique. En France, BSA regroupe notamment les éditeurs suivants : Adobe, Apple, Asseco Poland S.A., Autodesk, Autoform, Bentley Systems, CNC, Corel, Dassault Systèmes SolidWorks Corporation, DBA Lab S.p.A., Mamut, Microsoft, NedGraphics, Progress Software, O&O Software, Scalable Software, Siemens, Symantec, Tekla and The MathWorks.

À propos de la FRP2I

La FRP2I est la Fédération des Revendeurs et Prestataires Informatiques Indépendants. C'est un groupement national de revendeurs indépendants, ayant pour buts :

  • La satisfaction de leurs clients
  • Le respect de l'éthique
  • Le souci de l'environnement
  • L'amélioration de leurs relations avec les acteurs professionnels des marchés IT.

Créée en mars 2009, la fédération a nommé son premier bureau pour une année. Celui ci est composé de 5 membres actifs, et a été, pour majorité, reconduit dans ses fonctions lors de l'Assemblée Générale de l'IT Partners 2010.

IDC – BSA : « 2010 Global Software Piracy Study » - 2011

La valeur des logiciels piratés en France a dépassé 1,9 milliard d'euros en 2010

Une étude internationale sur le piratage des logiciels révèle que les utilisateurs d'ordinateurs sont massivement contre l'utilisation de logiciels piratés ; cependant ils sont nombreux à ne pas savoir distinguer les logiciels licites de ceux dépourvus de licence d'utilisation

Paris , le 12 mai 2011 – En 2010, 39 pour cent des logiciels installés en France, sur des micro-ordinateurs, étaient piratés ; soit une valeur commerciale de plus de 1,9 milliard d'euros (la France arrive en tête du classement parmi 20 pays d'Europe occidentale et les 27 pays de l'Union européenne). Ces deux constats sont issus de l'étude internationale Business Software Alliance (BSA) 2010 (2010 Global Software Piracy Study), qui fait le point sur le piratage des logiciels autour du monde.

« Ces constats montrent que, malgré un lent recul du taux de piratage des logiciels dans notre pays, au rythme d'un point par an, le travail à accomplir demeure considérable. En effet, la France reste le pays d'Europe où la valeur commerciale des logiciels piratés est la plus élevée », déclare Jean-Sebastien Mariez, porte-parole de BSA. « Plus nous réduisons le piratage, mieux c'est pour l'économie française. »

Cette année, l'étude BSA/IDC comporte une nouvelle dimension : une enquête d'opinion réalisée par Ipsos Public Affairs auprès des utilisateurs de micro-ordinateurs sur leurs attitudes et comportements sociaux essentiels relatifs au piratage de logiciels.

Cette enquête d'opinion montre que les droits de propriété intellectuelle bénéficient d'un large soutien, puisque sept répondants sur dix se disent favorables à ce que les inventeurs soient rémunérés pour leurs créations afin de favoriser de nouveaux progrès technologiques. Fait remarquable, c'est là où le taux de piratage est élevé que les droits de propriété intellectuelle reçoivent le soutien le plus fort. En France, l'attitude des personnes interrogées s'avère plutôt paradoxale : favorables à la rémunération des inventeurs (68 pour cent, contre 71 pour cent en moyenne mondiale), elles sont en même temps réservées sur les droits de propriété intellectuelle.

L'enquête constate aussi que les logiciels réguliers sont largement considérés comme préférables aux logiciels piratés, car on les sait plus sûrs et plus fiables. Généralement bien avertis des risques des logiciels achetés sur le trottoir, provenant de réseaux pair-à-pair ou « empruntés » à des amis, les Français admettent plus facilement les installations multiples (65 pour cent) ou les achats sur les sites d'enchères (62 pour cent).

« Clairement, la valeur apportée par les logiciels licites est très bien perçue », déclare Jean-Sébastien Mariez, porte-parole de BSA. « Ces résultats confirment qu'il faut faire comprendre aux utilisateurs que les logiciels téléchargés depuis des réseaux P2P sont souvent illicites, et qu'installer sur plusieurs ordinateur chez soi ou au bureau des logiciels achetés pour une seule machine relève du piratage. »

Parmi les autres enseignements de cette étude, on notera que :

  • La valeur commerciale des logiciels piratés en Europe s'élève à près de 9 milliards d'euros. Un cinquième de ce montant est imputable à la France. Au niveau mondial, la valeur commerciale des logiciels piratés atteint 40 milliards d'euros. Il s'agit d'un montant record, près de deux fois supérieur à celui constaté en 2003, première année où l'étude a été effectuée.
  • Dans la moitié des 116 zones géographiques étudiées en 2010, le taux de piratage est égal ou supérieur à 62 pour cent, alors que le taux de piratage mondial moyen est de 42 pour cent
  • Les pays émergents jouent désormais un rôle moteur dans le piratage de logiciels pour micro-ordinateurs. Les taux de piratage dans ces pays sont 2,5 fois supérieurs à ceux du monde développé et la valeur commerciale des logiciels piratés (21,7 milliards d'euros) y représente plus de la moitié du total mondial.
  • Parmi les avantages des logiciels disposant d'une licence, les plus souvent cités mondialement sont l'accès à une assistance technique (88 pour cent) et la protection contre les intrus et les logiciels malveillants (81 pour cent). Mais, les Français sont, en moyenne, moins sensibles que le reste du monde aux avantages des logiciels licites en matière de protection contre les logiciels malveillants, de fiabilité et de fonctionnalités.
  • Parmi les types de piratage répandus figure l'installation sur plusieurs ordinateurs d'un logiciel acheté en un seul exemplaire.
  • Dans le monde entier, une forte majorité des utilisateurs de micro-ordinateurs considèrent que les droits de propriété intellectuelle et leur protection apportent des bénéfices économiques tangibles : 59 pour cent disent que les droits de propriété intellectuelle bénéficient à l'économie locale et 61 pour cent que ces droits créent des emplois. Les Français se singularisent à ce sujet : 41 pour cent d'entre eux seulement pensent que les droits de propriété intellectuelle sont bénéfiques pour l'économie locale.

« L'étude que nous présentons aujourd'hui montre que, même si la piraterie menace encore l'économie mondiale, les gens comprennent et apprécient clairement les avantages de la propriété intellectuelle, en particulier son rôle moteur dans la croissance économique », déclare Robert Holleyman, président et directeur général de BSA. « Le vol de logiciels freine toujours l'innovation informatique, la création d'emplois et la croissance économique à travers le monde. Ce rapport montre clairement qu'il est important de sensibiliser les entreprises, les pouvoirs publics et les utilisateurs finaux aux risques du vol de logiciels ; et à ce qu'ils peuvent faire pour y mettre fin. »

À propos de l'étude

L'étude internationale Business Software Alliance (BSA) 2010 sur le piratage des logiciels (BSA 2010 Global Software Piracy Study) couvre le piratage de tous logiciels fonctionnant sur PC, y compris les ordinateurs de bureau, ordinateurs portables et ultra-portables, netbooks inclus. Les logiciels concernés sont les systèmes d'exploitation, les logiciels systèmes tels que bases de données et logiciels de sécurité, et les logiciels applicatifs ; les logiciels libres et en open source légitimes sont compris dans le champ de l'étude.

Nouveauté de l'année, la BSA a demandé à Ipsos Public Affairs de sonder plus de 15.000 personnes utilisant un PC à titre privé ou professionnel afin de mieux connaître leurs attitudes et comportements sociaux concernant la propriété intellectuelle et l'utilisation de logiciels licites, par opposition aux logiciels dépourvus de licence. Les enquêtes ont été effectuées, en ligne ou en personne, sur trente-deux marchés constituant un échantillon mondialement représentatif de zones géographiques, de niveaux de complexité informatique et de diversité culturelle.

Pour obtenir un exemplaire de l'étude complète et des détails supplémentaires sur sa méthodologie (en anglais), merci de visiter le site www.bsa.org/globalstudy.