Avec les objectifs anamorphiques, vous obtenez des résultats plus vrais que nature allant des portraits saisissants aux plans serrés de végétaux, en passant par les prises de vues sur le vif qui accentuent le charme des tâches quotidiennes.
Les objectifs anamorphiques compressent les images sur un axe horizontal pour tirer parti d’un champ de vision artificiellement élargi avec un capteur 4:3 standard. Au stade de la postproduction, le procédé de désanamorphose crée un format d’image plus large, sans objectif grand angle. À l’origine, les directeurs et les directrices de la photographie utilisaient des objectifs anamorphiques pour attirer l’attention sur les acteurs et les actrices, qui se détachaient plus nettement sur une vaste scène avec une faible profondeur de champ. La dimension cinématographique et l’intimité du portrait allaient de pair.
« Lorsque les films étaient diffusés sur le petit écran, c’était au format Letterbox sur un écran 4:3 », explique la vidéaste Margaret Kurniawan. « Or, les professionnels du cinéma voulaient absolument se démarquer, et c’est ainsi que les optiques anamorphiques ont connu leur heure de gloire. »
À l’époque, le procédé Cinemascope a contribué à obtenir cet effet panoramique. À la différence des optiques sphériques classiques, les lentilles anamorphiques, de forme oblongue, ont permis aux premiers réalisateurs de créer l’illusion d’un champ de vision plus étendu. Les prises de vues, compressées à leur captation sur une pellicule étroite, étaient ensuite étirées dans les mêmes proportions à la projection pour créer une image panoramique.
« Il s’agissait de partir d’une image 4:3 pour l’étirer au maximum », précise le photographe Shane Dresch. « Le procédé a donné naissance à une nouvelle perspective élargie. »