Formuler une problématique
La problématique est le fil conducteur de votre mémoire ou de votre thèse : c’est elle qui orientera tout votre travail de recherche et la structure de votre développement. Une problématique bien formulée est la clé pour un travail de recherche pertinent.
La problématique, aussi appelée question centrale, est l’élément clé d’un mémoire ou d’une thèse. C’est elle qui va orienter votre réflexion, poser un cadre à votre recherche, définir les angles d’étude, structurer votre argumentation et guider votre analyse. La qualité de votre mémoire dépendra en grande partie de sa formulation. Bien la formuler permet de structurer efficacement sa démarche de recherche, d’éviter le hors-sujet, et d’avancer avec une méthodologie claire
Alors, en quoi consiste exactement une problématique ? Comment bien la construire ? Dans ce guide, vous découvrirez comment identifier, rédiger et valider une problématique académique : les étapes à suivre, des conseils pratiques, les erreurs courantes à éviter, ainsi que des outils intelligents pour vous aider à gagner en efficacité, comme l’Assistant IA d’Acrobat.
Qu’est-ce qu’un mémoire de fin d’études et quels sont ses objectifs ?
La problématique est une question centrale à laquelle votre mémoire doit répondre. C’est sa pertinence qui déterminera principalement la qualité et l’intérêt de votre mémoire. Pour rappel, le mémoire de fin d’études est un travail de recherche et de rédaction autour d’un sujet choisi par l’étudiant en fonction de son cursus. Le mémoire permet notamment de démontrer votre capacité à structurer votre pensée et à argumenter autour d’une question : la problématique.
Cette dernière va tout simplement décrire un problème qu’il faudra résoudre dans le développement du mémoire. C’est le fil conducteur de votre travail. Elle doit soulever un enjeu et orienter la recherche vers une ou plusieurs hypothèse(s).
Pourquoi la problématique est-elle si importante ?
C’est la problématique qui pose le cadre de votre mémoire. Et plusieurs problématiques peuvent exister autour d’un même sujet.
Exemple : Si l’on se penche sur un sujet général autour des réseaux sociaux, un grand nombre de problématiques peuvent être formulées, selon votre cursus et votre intérêt personnel :
- Dans le domaine de la communication : « Comment les marques utilisent-elles l’humour sur les réseaux sociaux pour créer de l’engagement chez les jeunes ? »
- Dans un cursus en psychologie : « Quels sont les effets des réseaux sociaux sur la perception de soi chez les adolescents ? »
- Dans un mémoire en marketing : « Pourquoi les campagnes de marketing d’influence sont-elles plus efficaces auprès de la génération Z ? »
- Etc.
Dans tous les cas, une bonne problématique doit vous permettre de :
- donner une orientation claire à votre travail ;
- structurer l’ensemble de votre mémoire (plan, hypothèses et méthodologie) ;
- démontrer votre capacité d’analyse et votre esprit critique ;
- éviter les hors-sujet.
Quelle est la différence entre sujet et problématique ?
Le sujet est général (ex. : le télétravail), tandis que la problématique est ciblée et analytique (ex. : dans quelle mesure le télétravail modifie-t-il les pratiques managériales ?).
Problématique de mémoire et problématique de recherche : quelle différence ?
La problématique de mémoire est la question à laquelle votre mémoire de master doit répondre. Celui-ci marque la dernière étape d’un cursus universitaire.
Une problématique de recherche, quant à elle, suit le même objectif mais s’applique à la rédaction d’une thèse. La thèse implique un travail de recherche plus approfondi que le mémoire. En effet, la rédaction d’une thèse se déroule en général sur 3 ans et celle-ci doit surtout pouvoir apporter une contribution nouvelle ou originale à la recherche scientifique.
Les étapes pour formuler une bonne problématique
Réussir à formuler une problématique pertinente est un processus qui prend du temps, qui demande un certain recul, de la documentation et une réflexion structurée.
Voici les 5 étapes clés pour construire une problématique cohérente.
1. Identifier un thème général
Avant toute chose, il faut choisir un thème de recherche large qui soit en lien avec votre cursus, les attentes de votre formation, mais aussi vos centres d’intérêt. Idéalement, ce thème ne doit être ni trop restreint, ni trop vaste, afin de ne pas trop vous éparpiller dans vos recherches et de permettre une analyse pertinente. En fonction de votre domaine d’études, ce thème peut être plutôt théorique ou pratique.
Conseil : dans un premier temps, notez toutes vos idées sans vous censurer. Même les pistes les plus floues ou farfelues peuvent donner des problématiques intéressantes après un premier affinage.
2. Faire un état des lieux du thème identifié
Gagnez du temps dans votre recherche documentaire.
L’Assistant IA d’Acrobat vous permet de travailler sur plusieurs PDF à la fois et identifie, en quelques secondes, les notions clés de l’ensemble des documents pour vous aider à formuler une problématique pertinente.
Après avoir identifié votre thème, vous devez entreprendre une première exploration documentaire afin d’étudier le contexte, les enjeux et les recherches existantes autour de votre thématique. En effet, votre sujet de mémoire doit pouvoir apporter une vision nouvelle à la thématique choisie : l’idée est donc de réussir à trouver un axe nouveau, peu ou pas exploré.
Cette étape demande de nombreuses recherches et lectures préalables pour cerner au mieux votre thématique : ce qui a déjà été étudié, comment, quelles sont les zones floues ou controversées, etc., le tout afin de trouver un angle d’attaque pertinent à explorer.
Pour cela, vous pouvez lire et étudier :
- des articles scientifiques ou professionnels,
- des rapports d’experts,
- des mémoires ou thèses sur des sujets similaires,
- des actualités ou cas concrets liés au terrain.
Astuce : Utilisez l’Assistant IA d’Acrobat pour vous aider dans votre revue de littérature
L’Assistant IA d’Acrobat vous fait gagner un temps précieux pour réaliser cette étude documentaire. Étudier les différents textes, comprendre les notions les plus complexes, faire ressortir les éléments clés et les tendances… Tout cela prend du temps !
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- Obtenez des résumés pertinents : en quelques secondes, vous avez accès aux informations essentielles à retenir, et cela à partir d’un ou de plusieurs documents à la fois.
- Interrogez vos documents : vous pouvez poser directement vos questions à l’Assistant IA pour obtenir des explications ou des définitions.
- Vérifiez les sources : en un clic, vous pouvez vérifier d’où est tirée l’information, ce qui représente un gain de temps considérable si vous étudiez plusieurs longs documents à la fois.
De plus, vous pouvez utiliser cet outil en toute confiance : l’Assistant IA d’Acrobat se base uniquement sur les contenus issus de vos documents.
3. Délimiter un angle d’étude
Un mémoire cohérent repose sur une délimitation précise du sujet. Votre objectif est bien de cibler un aspect, un contexte ou un public spécifique liés à votre sujet.
Pour cela, posez-vous les bonnes questions, par exemple :
- Quel est le contexte : qui rencontre un problème ? Pourquoi ? Depuis quand ?
- Sur quelle période ou quel évènement allez-vous vous concentrer ?
- Quel cadre géographique ? France, Europe, entreprise précise…
- Quel aspect du sujet vous intéresse le plus ? Perceptions, effets, pratiques…
- Pourquoi est-il important de résoudre ce problème ?
Exemple :
- Sujet large : le télétravail.
- Angle d’étude plus ciblé : les effets du télétravail sur le management dans les PME françaises depuis la pandémie COVID-19.
Conseil : plus votre angle est précis, plus la problématique sera claire et votre analyse fine et pertinente.
4. Formuler une question centrale
C’est l’étape clé : transformer votre angle d’étude en question problématique.
Une bonne question problématique doit être ouverte, faire émerger un débat ou une discussion, permettre d’élaborer des hypothèses et un raisonnement argumentatif, et conduire naturellement à une structure logique.
Conseils :
- N’hésitez pas à formuler différentes questions et à faire le point avec votre directeur de mémoire. Il pourra, au besoin, vous aider à trouver de nouvelles idées ou valider l’une des pistes que vous souhaitez explorer.
- Utilisez des formulations comme « dans quelle mesure », « comment », « en quoi », « quels sont les effets de… » pour encourager l’analyse plutôt que la description.
5. Décliner en sous-questions (ou axes de réflexion)
Il est tout à fait possible d’agrémenter votre question centrale avec 2 ou 3 sous-questions qui aideront à structurer votre mémoire. Ces sous-questions vous permettent de couvrir les différentes dimensions du problème et d’alimenter votre plan. Elles doivent s’enchaîner de manière logique et progressive. Elles correspondent souvent à vos grandes parties (I, II, III) dans le mémoire.
Comment savoir si votre problématique est bien rédigée ?
Une bonne problématique répond idéalement aux critères suivants :
- Clarté : elle doit être compréhensible et écrite explicitement.
- Pertinence : en lien avec le sujet et les objectifs du mémoire. Elle ne doit, d’ailleurs, traiter qu’un seul problème.
- Originalité : elle montre une démarche personnelle de réflexion, différente des études existantes.
- Faisabilité : elle peut être traitée dans le cadre imposé (temps, ressources, volume de pages).
- Objectivité : elle ne doit pas être influencée par vos propres jugements et valeurs.
Par ailleurs, une problématique efficace implique une formulation particulière. Elle ne doit pas être fermée, c’est-à-dire conduisant tout simplement à répondre par « oui » ou « non ». Idéalement, elle ne doit être ni trop généraliste ni trop restrictive pour permettre de développer un argumentaire pertinent, ponctué d’exemples.
Les erreurs fréquentes à éviter
Pour vous assurer de produire un mémoire à la fois pertinent, novateur et intéressant, voici quelques erreurs à éviter dans la formulation de votre problématique :
- Une question trop large ou vague ;
- Une problématique descriptive qui amène à expliquer un phénomène sans en analyser les enjeux ;
- Une simple opposition binaire (pour ou contre) ;
- Une problématique déjà trop traitée sans apport personnel ou angle d’étude différent.
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Conseils pratiques pour bien rédiger sa problématique
La formulation d’une bonne problématique nécessite de la clarté et de la logique. Voici quelques conseils pratiques et concrets pour vous aider à la rédiger, en nous appuyant sur un exemple de sujet général autour du télétravail.
Commencer par une phrase d’accroche contextuelle
Avant de formuler votre question centrale, vous devez introduire rapidement le sujet et le contexte général. Cela permet de poser les bases de la réflexion.
Exemple : « Depuis la pandémie de COVID-19, le télétravail s’est largement démocratisé au sein des entreprises françaises. Ce changement a modifié en profondeur les modes de management traditionnels. »
Poser une vraie question problématique
La question doit soulever une tension ou une difficulté. Elle doit être spécifique et mesurable. Évitez également les questions fermées ou purement descriptives.
Exemple : « En quoi le télétravail redéfinit-il les pratiques managériales dans les PME françaises ? ». Un mauvais exemple, ici, pourrait être : « Le télétravail est-il en hausse depuis 2020 ? »
Reformuler plusieurs fois la problématique
N’hésitez pas à tenter plusieurs tournures pour trouver celle qui sera la plus claire et précise et dont l’angle d’attaque sera le plus intéressant. Tâchez d’éviter les formules alambiquées ou trop techniques.
Orienter subtilement vers le plan du mémoire
Sans en dévoiler toute la structure, la problématique laisse déjà deviner les grandes parties du mémoire. Elle doit, logiquement, permettre de deviner les axes d’analyse ou les grandes hypothèses qui seront étudiées.
Exemple : Reprenons notre problématique sur l’impact du télétravail sur les pratiques managériales. On imagine que celle-ci amènera à étudier, entre autres : les transformations du rôle du manager, la perception des salariés, les effets sur la performance collective ou encore sur la santé mentale des salariés.
Faire relire sa problématique
Avant de vous lancer dans la rédaction, faites relire et valider votre problématique par votre directeur de mémoire. N’hésitez pas aussi à la faire relire par vos camarades ou vos proches : une bonne problématique va naturellement susciter une discussion ou un débat, même en dehors du cadre académique.
Comment structurer un mémoire à partir d’une problématique ?
Une fois votre problématique clairement définie, elle devient le fil conducteur de toute la structure de votre mémoire. Elle oriente vos hypothèses, votre plan et votre méthodologie. Voici comment organiser logiquement votre travail autour de cette question centrale :
1. Introduction
- Présentez le contexte général et le sujet choisi.
- Justifiez l’intérêt du sujet.
- Énoncez votre problématique de manière claire et argumentée.
- Terminez par une présentation du plan.
2. Introduction
Votre développement s’articule généralement en trois grandes parties, directement liées à votre problématique.
- Partie 1 : le cadre théorique Présentez les concepts clés, les définitions, les courants de pensée ou les approches méthodologiques existantes liés à votre sujet.
- Partie 2 : la méthodologie Expliquez comment vous avez mené votre recherche : enquête, étude de terrain, entretiens, analyse de données, etc.
- Partie 3 : l’analyse des résultats Interprétez vos données en lien direct avec votre problématique et vos hypothèses. C’est ici que vous répondez à votre question centrale.
3. Conclusion
- Récapitulez les principaux apports de votre travail.
- Apportez une réponse synthétique à la problématique.
- Ouvrez sur des pistes de recherche ou des limites identifiées.
Astuce : à chaque étape, assurez-vous que ce que vous écrivez sert à répondre à votre problématique. Cela garantit la cohérence et la pertinence de votre mémoire.
FAQ
Comment savoir si on a une bonne problématique ?
On reconnaît une bonne problématique par sa pertinence. Posez-vous les questions suivantes :
- Est-elle claire et compréhensible ?
- Peut-elle mener à une analyse critique ?
- Est-elle innovante et originale ?
- Répond-elle à une situation ou à un problème réel ?
- Peut-elle être traitée dans le cadre du mémoire (temps, ressources, données) ?
Est-ce qu’une problématique doit toujours être une question ?
Peut-on reformuler sa problématique en cours de rédaction ?
Où placer la problématique dans le mémoire ?
Quels sont les différents types de problématique ?
On distingue généralement trois grands types de problématiques dans les travaux académiques :
- La problématique explicative : elle cherche à comprendre les causes ou les mécanismes d’un phénomène. Ex. : Quelles sont les causes de la désinformation sur les réseaux sociaux ?
- La problématique comparative : elle confronte deux situations, modèles ou périodes. Ex. : En quoi les pratiques managériales diffèrent-elles entre le télétravail et le travail en présentiel ?
- La problématique évaluative : elle vise à mesurer l’impact ou l’efficacité d’une action, d’un outil ou d’une politique. Ex. : Quel est l’impact des campagnes de prévention sur le tabagisme chez les adolescents ?
Selon la discipline, ces types peuvent se combiner ou se décliner sous d’autres formes (juridique, historique, économique…).
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